Voyageurs et émigrants français au pays des Incas

En 2022

L’exposition se propose de guider les visiteurs dans la découverte du Pérou, ce pays sud-américain aux antipodes de la France qui proclama son indépendance le 28 juillet 1821.

Tout au long du XIXe siècle, le Pérou reçut la visite d’innombrables voyageurs qui embarquèrent à Bordeaux pour faire fortune sur les traces des Incas, pour récupérer un héritage de l’Amérique espagnole comme Flora Tristan, ou afin de découvrir un autre monde. Savants, diplomates et aventuriers ont peint une faune et une flore souvent unique. D’autres ont choisi le chemin de l’émigration pour s’enrichir, comme négociants ou comme agriculteurs, grâce aux agences spécialisées et aux compagnies de navigation qui assuraient la liaison jusqu’à Lima par le détroit de Magellan et le Cap Horn. Le Pérou a offert au monde de nombreux produits devenus aujourd’hui essentiels : la quinine et la feuille de coca, le quinoa, le maïs et la pomme de terre sont connus depuis des temps immémoriaux. Sous le Second Empire, les laines de lama et d’alpaga, le café et le cacao arrivent dans les ports européens tout comme le guano, le salpêtre, et le caoutchouc. Si certains exploitants de ces ressources s’enrichissent, le sort des populations indiennes et afro-descendantes se dégrade jusqu’à l’émergence du mouvement indigéniste à l’aube du XXe siècle. En 1921, le Pérou célèbre le premier Centenaire de son indépendance ; intellectuels et artistes cessent d’admirer la Belle Époque européenne et revendiquent l’héritage autochtone, la capacité de résistance et la puissance des Andes dans des œuvres d’une grande originalité. 

Découvir le projet d'exposition

Emile MARIN (1876-1936), La Candelaria. Huile sur toile. Collection particulière