Boucle de ceinturon : la bataille de la Ravine-à-Couleuvres
ven 22 mai - 12h15
Visite commentée
Tout public
Bordeaux en chantiers
Dans les espaces "Bordeaux au 18e siècle, le commerce atlantique et l'esclavage", retour sur la bataille de la Ravine-à-Couleuvres du 23 février 1802, représentée sur une plaque-boucle de ceinturon acquise récemment par l’Association des Amis du musée d’Aquitaine et exposée dans le parcours des collections. Dans le cadre des Journées de la mémoire 2026
En 1801, la France envoie à Saint-Domingue un corps expéditionnaire d’environ 25 000 hommes sous le commandement du général Leclerc. Il s’agit de rétablir l’autorité de la métropole, en réaction à la Constitution proclamée par Toussaint Louverture. Ce dernier parvient à organiser les insurgés, libérés de l’esclavage, en une véritable armée, qui adopte des tactiques de guérilla en milieu forestier : les embuscades sont montées par de petits groupes rapides et mobiles, connaissant parfaitement le terrain. Cette stratégie s’avère très efficace contre des forces françaises peu habituées à ces opérations ainsi qu’à l’environnement tropical. La scène représentée sur la plaque-boucle illustre l’un de ces affrontements. On y distingue plusieurs combattants en action : à gauche des soldats français chargeant à la baïonnette et à droite des combattants insulaires qui surgissent du couvert végétal. La violence du combat est soulignée au centre par l’enchevêtrement de soldats tués ou blessés.
L’oeuvre est une sorte d’instantané d’un combat précis. Elle reproduit en relief un dessin de Karl Girardet, gravé par Jean-Jacques Outhwaite, qui figure la bataille de la Ravine-à-Couleuvres du 23 février 1802. Cette bataille, remportée difficilement par les troupes françaises, annonce pourtant leur prochain échec en raison de la ténacité des Haïtiens. Elle occupe une place majeure dans la mémoire de l’indépendance haïtienne conquise de haute lutte en 1804.
Informations pratiques
Sans réservation.
Tarif : entrée au musée + 5 €
Gratuit Carte jeune