Le gisant du chevalier au lion couronné

Ce gisant de chevalier est retrouvé sous une fontaine monumentale, appelée nymphée, située dans le parc du château Tustal à Sadirac (Gironde). 

Témoin silencieux et vieux de huit siècles, le chevalier au lion couronné garde encore jalousement ses secrets, conférant à cette œuvre une aura à la fois énigmatique et fascinante qui continue d’émerveiller les visiteurs du musée d’Aquitaine.

Quel nom pour ce chevalier ?

Ce chevalier porte une tenue caractéristique du 12e siècle :  cotte d’armes passée par-dessus une cotte de mailles à capuchon terminée par des gantelets et des chausses. Éperons, ceintures, épée, écu armorié complètent cet équipement. Le lion rampant couronné de l’écu rappelle les armes peintes dans une des pièces du château de Curton mais aussi celles que l’abbé Barrau de Curton fait graver en 1295 sur les piliers du cloître et du réfectoire de l’abbaye de La Sauve-Majeure. 

Au début du 14e siècle, est mentionné la présence d’un sépulcre de l’illustre famille de Curton reposant dans la chapelle Saint-Jacques de l’église de cette abbaye. Ce gisant est donc certainement celui qui aurait recouvert ce sépulcre. Cette identification n’est cependant qu’une hypothèse reposant sur des indices encore insuffisants. 

Le 12e siècle est marqué par un regain d’intérêt pour l’effigie funéraire qui traduit un besoin des individus d’affirmer leur identité par-delà la mort. Vestiges archéologiques souvent impressionnants, les gisants figurent en relief des personnages défunts, étendus sur les couvercles des tombeaux, dans une attitude empreinte de sérénité et dans l’attente de la résurrection.

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Description

Gisant du chevalier au lion couronné, Sadirac château de Tustal (Gironde), 13e siècle, calcaire. Collection du musée d’Aquitaine. N° Inventaire : 2000.2.1

©Lysiane Gauthier - mairie de Bordeaux