Le Lion Bleu, gardien de la place Stalingrad

Du haut de ses 6 mètres, le lion bleu domine la place. L’animal est représenté dans une posture fière, la patte avant droite posée sur un rocher, la tête levée et tournée vers la rive gauche, invitant le spectateur à faire de même. Il symbolise le renouveau du quartier. Il est fabriqué en polystyrène expansé recouvert de résine polyester armée de fibre de verre, reposant sur une structure en acier. Son aspect géométrique et monochrome bleu ciel résulte d’un travail assisté par ordinateur, lui donnant une allure à la fois contemporaine, ludique et décalée.  

Xavier Veilhan se détourne d’une approche symbolique de l’art pour créer des « outils de compréhension du réel ». 

L’art est dans la place

La statue se trouve sur la place Stalingrad, anciennement appelée place du Pont. Rebaptisée en 1946, elle rend hommage à la victoire de l’armée soviétique durant la Seconde Guerre mondiale. Située à l’extrémité du pont de Pierre, la place a été dessinée en 1822 par l’ingénieur des ponts et chaussées Claude Deschamps, à qui l’on doit le pont de pierre. Elle a fait l’objet d’un important réaménagement en 2001 dans le cadre des travaux du tramway, mené par le cabinet d’architectes Brochet-Lajus-Pueyo. L’installation du Lion bleu, le 30 juin 2005, marque l’achèvement de ces transformations. 

Naissance d’un Lion

Le Lion Bleu, œuvre monumentale de l’artiste contemporain Xavier Veilhan, s’inscrit dans le cadre d’une commande publique de la Communauté urbaine de Bordeaux (aujourd’hui Bordeaux Métropole), destinée à enrichir les espaces traversés par le nouveau tramway et à accompagner la requalification urbaine de ce quartier longtemps délaissé. L’installation du tramway et la rénovation de la place Stalingrad ont ainsi servi de catalyseur pour l’intégration de l’art contemporain au cœur de la ville. 

Une œuvre qui interpelle

Traditionnellement, le lion, surtout dans la statuaire, symbolise la force, le courage et la vaillance. L’artiste détourne ici cette iconographie : son lion, bien que monumental, n’a rien d’un guerrier. Il est protecteur, bienveillant. Il parodie les grands monuments comme le Lion de Belfort ou ceux de la place Denfert-Rochereau à Paris, tout en affirmant l’identité contemporaine et l’ouverture de la Bastide, ancien quartier industriel et ouvrier en pleine mutation. L’œuvre a rapidement trouvé sa place dans le paysage bordelais, devenant un point de rendez-vous. Elle est aussi régulièrement photographiée et parfois critiquée pour son contraste avec l’architecture classique du centre historique de Bordeaux. 

Créer un repère, susciter l’émotion

Xavier Veilhan explique avoir voulu créer « quelque chose de totémique, d’immédiatement repérable par les passants, un symbole de fierté et de force, suffisamment grand pour qu’on puisse le voir depuis la rive gauche ». Il insiste sur la dimension universelle du lion et joue sur les valeurs que l’imaginaire collectif lui associe, plus que sur la réalité, ainsi que sur la capacité de chacun à projeter sa propre interprétation sur cette figure. 

Conteneur haut de page (carrousel)
Images du diaporama
Image
Image

Pour aller plus loin

Adresse : Place Stalingrad 
Quartier : La Bastide 

Sur le site de Bordeaux Méropole (Open in new window) : 

Pour aller plus loin

Adresse : Place Stalingrad 
Quartier : La Bastide 

Sur le site de Bordeaux Méropole (Open in new window) :