Journées de la mémoire

Du 10 au 23 mai 2026

À Bordeaux, mémoires plurielles et mémoires traumatiques se croisent dans un espace public, physique comme politique, façonné par cette histoire. Les représentations raciales et les discriminations contemporaines trouvent leurs racines dans ces idéologies héritées du système esclavagiste colonial. 
Les Journées de la mémoire constituent un temps fort de réflexion, de création et de transmission, interrogeant les mémoires des esclavages, de l’abolition, des résistances et des héritages. Portées par une diversité d’acteurs, ces journées participent à un travail collectif de reconnaissance et de partage des mémoires plurielles.
L’édition 2026 s’inscrira dans le cadre du 25e anniversaire de la loi dite Taubira reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité.

L'édition 2026 marque l'anniversaire des 25 ans de la loi Taubira

À l’occasion du 25e anniversaire de la loi Taubira, les musées de France sont invités à proposer au public de nouveaux contenus de médiation.
Au musée d’Aquitaine un focus particulier est porté sur le Journal de bord du navire négrier Le Patriote, le plan et la coupe du navire négrier Le Brooks, la badine de Pierre Desse, capitaine de navire en 1789, qui fit trois expéditions négrières sur l’Union et le Joujou et le tableau Caraïbes noirs sur l’île de Saint-Vincent d'Agostino Brunias (1730-1796). Le musée expose aussi Lambeaux #21 de l'artiste Gilles Élie-Dit-Cosaque (né en 1968). Cette œuvre, récemment entrée dans les collections du musée fait partie de la série Lambeaux, débutée en 2009. Elle est l’évocation intime et collective de l’histoire antillaise de l’artiste : l’histoire de l’esclavage, de la colonisation, de la départementalisation et de leurs héritages.

Gilles Élie-Dit-Cosaque, Lambeaux #21, techniques mixtes, 2010. Collection musée d'Aquitaine © Frédéric Deval - mairie de Bordeaux

Loi dite "Loi Taubira" du 10 mai 2001

Le 10 mai 2001, le Sénat adoptait à l’unanimité la loi dite « Loi Taubira », par laquelle la France devenait le premier pays dans le monde à reconnaître la traite et l’esclavage comme crimes contre l’humanité.

Article 1 de la loi Taubira, promulguée le 21 mai 2001 
« La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'océan Indien d'une part, et l'esclavage d'autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l'océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l'humanité. » 

Une programmation culturelle variée

Créées en 2015, les Journées de la mémoire se tiennent chaque année entre le 10 mai, Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, et le 23 mai, Journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage.  Un programme de rencontres riches, en partenariat avec les acteurs et actrices de la culture et de la mémoire de Bordeaux : conférences, visites, spectacles, à découvrir sur bordeaux.fr.

Vous pouvez aussi consulter l'agenda (Open in new window) pour découvrir les événements qui se passeront au musée d'Aquitaine.