Cité universitaire Budos : quand l’architecture sert la vie étudiante

La cité universitaire, située rue de Budos, est composée de huit pavillons. À l’avant, trois d’entre eux s’articulent autour d’un parvis, tandis qu’à l’arrière, cinq autres s’organisent autour d’une cour centrale et d’un vaste espace jardiné, créant un véritable village étudiant propice au travail mais aussi à la détente, grâce aux équipements sportifs : terrains de tennis, front de pelote basque, etc. 

 « Tout est à la fois simple et confortable, gai, net et clair. » - Paul Courteault 

Une architecture moderne et aérée

Le parti pris architectural privilégie la transparence et la circulation de l’air. Un mur de clôture composé d’un simple muret, surmonté d’une grille en fer et ponctué de piliers de brique, délimite l’ensemble sans jamais l’enfermer. Les volumes des bâtiments, simples et orthogonaux, sont percés de larges baies rectangulaires ou d’arcades, offrant lumière et ouverture. Les façades bicolores jouent sur l’alternance entre béton façon pierre et brique. Les toits-terrasses bordés de rambardes, invitent à la détente en plein air. 

Un espace pensé pour le bien-être étudiant

A l’origine, la cité Budos est uniquement réservée aux garçons. Dès sa conception entre 1932 et 1934, un soin particulier a été apporté aux aménagements intérieurs pour garantir hygiène et confort. Depuis les revêtements de sols amortissant les bruits de pas, jusqu’aux équipements sanitaires en acier inoxydable, tout est pensé pour faciliter la vie quotidienne des étudiants. Le grand foyer, véritable cœur de la cité, a été conçu comme un complexe socio-culturel dédié à l’entretien du corps et de l’esprit. On y trouve entre autres une salle de gymnastique, une salle de restaurant, un bar, un salon de musique, une bibliothèque et même une salle de bal ! 

Un projet social avant-gardiste

Imaginée par le recteur de l’académie de Bordeaux, François Dumas, la cité Budos répondait à une volonté forte : soulager la vie matérielle des étudiants en leur offrant un cadre de vie agréable et fonctionnel. Conçu en partenariat avec l’Office public des Habitats Bons Marchés, le projet s’inscrit dans une démarche de logement social, anticipant les besoins d’une population étudiante souvent précaire. Le site a été imaginé pour pouvoir être reconverti en logements sociaux en cas d’échec du projet universitaire, permettant ainsi à la ville de répondre à d’autres besoins essentiels de la population. L’architecte Jacques d’Welles a fait le choix de multiplier les pavillons isolés, créant ainsi une véritable « cité » plutôt qu’un unique bâtiment centralisé. 

Un patrimoine vivant et préservé

La cité universitaire Budos a toujours été géré par l’Université et, de nos jours, c’est le CROUS qui en assure la direction. En 1998, des travaux de réhabilitation ont été mené par les architectes Alain Loisier et Sophie Valade, dans le respect du bâtiment d’origine : les façades et espaces intérieurs ont été réhabilité à nos usages actuels tout en respectant la particularité du site et en conservant ses éléments patrimoniaux soigneusement nettoyés. Reconnaissant sa valeur architecturale et historique, la cité Budos a reçu en 2015 le label « Architecture Contemporaine Remarquable ». 

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Pour aller plus loin

Résidence CROUS Budos, 17 rue de Budos 
Quartier : Nansouty – Saint-Genès 

 

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Résidence CROUS Budos, 17 rue de Budos 
Quartier : Nansouty – Saint-Genès